GEPI

De la conception instrumentale
à l’exploitation des observables
Accueil > Seminar on 2021.03.01 by Eduardo (...) > Un nouveau FTS imageur grand champ (...)

Un nouveau FTS imageur grand champ pour le télescope CFH : SITELLE

Jean-Pierre Maillard (IAP)

Un nouveau Spectromètre Imageur par Transformation de Fourier (FTS
Imageur) pour le Télescope Canada-France-Hawaii est actuellement en
construction à Québec, suite à un contrat entre l’Université Laval et la
société industrielle ABB. Il doit voir sa première lumière sur le
télescope à l’automne 2013. Cet instrument dérive du prototype de FTS
Imageur, dénommé BEAR, que j’ai développé pour ce même télescope dans
les années 1992 à 2001, jusqu’à la fermeture du foyer infrarouge, puis
d’un instrument basé sur le même principe, adapté au visible, développé
au Québec à partir de 2005. Ce spectro-imageur dénommé SpIOMM, est en
service sur le télescope universitaire de 1,6 m de l’Observatoire du
Mont Mégantic. Il est le premier à exploiter les capacités de grand
champ d’un tel instrument. C’est donc en collaboration avec l’équipe de
l’Université Laval (L. Drissen) qu’il fut décidé de répondre à l’appel à
projets pour une nouvelle instrumentation lancé par le TCFH. Le nouveau
FTS Imageur, SITELLE qui en a résulté permet un champ de 11’x11’, à une
résolution spatiale limitée par la turbulence du site ( 0,6’’), avec une
couverture spectrale de 350 à 970 nm et une résolution spectrale
adaptable, selon les propriétés d’un FTS, pouvant atteindre au maximum
20000 dans le violet. Cette présentation sera l’occasion de développer
les propriétés spécifiques du FTS Imageur dans la catégorie des
spectromètres permettant la spectroscopie intégrale du champ, en
particulier sa capacité à associer un grand champ avec une haute
résolution spectrale sur un domaine spectral important. Les principaux
thèmes scientifiques qui peuvent bénéficier de ces propriétés concernent
les milieux étendus riches en gaz atomique vu le domaine spectral, comme
le milieu intergalactique des amas de galaxies, les galaxies proches,
les régions HII galactiques, les grandes nébuleuses planétaires, les
restes de supernova et les comètes près du périhélie comme cibles
exceptionnelles. Dans tous ces cas, une étude globale des propriétés
dynamiques du gaz et des rapports d’abondance devient possible. L’étude
des amas de galaxie, des amas stellaires peut aussi être abordée avec
l’étude du gaz inter-amas ou interstellaire, mais en adaptant le domaine
spectral couvert pour ne pas pénaliser le rapport S/B. Un atelier
préparatoire est prévu du 12 au 14 mai à Québec pour élaborer ces
différents programmes.