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Un nouveau FTS imageur grand champ pour le télescope CFH : SITELLE

Jean-Pierre Maillard (IAP)

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  • Le lundi 25 mars 2013 de 11:00 à 12:00

Un nouveau Spectromètre Imageur par Transformation de Fourier (FTS Imageur) pour le Télescope Canada-France-Hawaii est actuellement en construction à Québec, suite à un contrat entre l’Université Laval et la société industrielle ABB. Il doit voir sa première lumière sur le télescope à l’automne 2013. Cet instrument dérive du prototype de FTS Imageur, dénommé BEAR, que j’ai développé pour ce même télescope dans les années 1992 à 2001, jusqu’à la fermeture du foyer infrarouge, puis d’un instrument basé sur le même principe, adapté au visible, développé au Québec à partir de 2005. Ce spectro-imageur dénommé SpIOMM, est en service sur le télescope universitaire de 1,6 m de l’Observatoire du Mont Mégantic. Il est le premier à exploiter les capacités de grand champ d’un tel instrument. C’est donc en collaboration avec l’équipe de l’Université Laval (L. Drissen) qu’il fut décidé de répondre à l’appel à projets pour une nouvelle instrumentation lancé par le TCFH. Le nouveau FTS Imageur, SITELLE qui en a résulté permet un champ de 11’x11’, à une résolution spatiale limitée par la turbulence du site ( 0,6’’), avec une couverture spectrale de 350 à 970 nm et une résolution spectrale adaptable, selon les propriétés d’un FTS, pouvant atteindre au maximum 20000 dans le violet. Cette présentation sera l’occasion de développer les propriétés spécifiques du FTS Imageur dans la catégorie des spectromètres permettant la spectroscopie intégrale du champ, en particulier sa capacité à associer un grand champ avec une haute résolution spectrale sur un domaine spectral important. Les principaux thèmes scientifiques qui peuvent bénéficier de ces propriétés concernent les milieux étendus riches en gaz atomique vu le domaine spectral, comme le milieu intergalactique des amas de galaxies, les galaxies proches, les régions HII galactiques, les grandes nébuleuses planétaires, les restes de supernova et les comètes près du périhélie comme cibles exceptionnelles. Dans tous ces cas, une étude globale des propriétés dynamiques du gaz et des rapports d’abondance devient possible. L’étude des amas de galaxie, des amas stellaires peut aussi être abordée avec l’étude du gaz inter-amas ou interstellaire, mais en adaptant le domaine spectral couvert pour ne pas pénaliser le rapport S/B. Un atelier préparatoire est prévu du 12 au 14 mai à Québec pour élaborer ces différents programmes.