GEPI

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Olivier Marchal et Pasquale Panuzzo rejoignent la CU6 dans l’équipe de Physique Stellaire et Galactique

L’équipe travaillant pour GAIA compte deux nouveaux membres qui font désormais partie intégrante de la CU6 et travaillent sur le volet spectroscopique de la mission : Olivier Marchal et Pasquale Panuzzo, qui présentent leur parcours professionnel.

 Olivier Marchal

Aussi loin que je me souvienne, j’ai toujours été passionné par l’astronomie. Enfant déjà je m’interrogeais sur l’origine de cette grande structure blanchâtre qui traversait le ciel vosgien de part en part. Un peu plus tard j’ai vu des émissions avec Hubert Reeves à la télévision et je me suis dit :« C’est ça que je veux faire quand je serai grand ! ».

Après avoir effectué des études en physique et un DEA d’astrophysique à Strasbourg, le destin a voulu que je ne trouve pas de bourse de thèse. Mais comme j’étais intéressé par le traitement d’images, j’ai refait une formation dans ce domaine et j’ai ensuite travaillé dans le monde pas toujours merveilleux du secteur privé pendant 6 ans. Cela m’a permis d’acquérir de l’expérience en développement logiciel et de travailler dans des entreprises comme Arcelor Research, Orange R&D, le Crédit Mutuel et un éditeur de logiciels. Mais je gardais toujours dans un coin de ma tête la possibilité de retourner vers mes premières amours, à savoir l’astrophysique. Et plus le temps passait plus ce besoin se faisait pressant. Finalement l’occasion s’est présentée et j’ai à présent l’honneur de travailler dans ce décor fantastique qu’est l’observatoire de Meudon. Depuis fin juin j’ai donc rejoint l’équipe de la CU6 de Gaia dirigée par Paola Sartoretti qui s’occupe des traitements des données spectroscopiques du satellite et j’espère que je pourrai apporter ma petite contribution à notre compréhension de l’univers !

 Pasquale Panuzzo

Rejoindre l’Observatoire de Meudon est un rêve personnel depuis très longtemps ! En 1995, alors étudiant à l’Université de Padoue, j’ai eu la possibilité de faire un stage au DESPA et à ce moment-là je me suis dit : « c’est là que je veux travailler ! » Le chemin jusqu’ici a été long. J’ai obtenu mon diplôme à l’Université de Padoue où j’ai calculé des modèles pour étudier l’évolution des grains dans le milieu interstellaire. Puis j’ai fait mes études de doctorat en astrophysique à SISSA, à Trieste, avec une thèse (2003) sur la poussière et l’émission nébulaire dans les galaxies à formation d’étoiles.

Après le doctorat, j’ai commencé à travailler pour la mission Herschel, et rejoint le centre de contrôle de l’instrument SPIRE, auquel j’ai participé jusqu’à la fin 2012. J’ai passé les 3 premières années à l’Observatoire astronomique de Padoue, et en 2007, j’ai rejoint le Service d’Astrophysique du CEA à Saclay. Mes activités principales sont le développement de logiciels pour le système de traitement de données SPIRE (en particulier, j’ai écrit plusieurs modules du pipeline SPIRE), la participation à la caractérisation et la calibration de SPIRE, la gestion de l’équipe de développement du pipeline.

J’ai participé à plusieurs programmes d’observation Herschel, en temps garanti et en temps ouvert, pour lesquels j’ai apporté ma connaissance des instruments de Herschel. En particulier, j’ai travaillé au traitement des données et l’interprétation de donées de SPIRE FTS, des photomètres SPIRE et PACS pour les programmes « Very Nearby Galaxies Survey », « Herschel Thousand Degree Survey (H-ATLAS) », « TNOs are cool », et « HERschel Inventory of The Agents of Galaxy Evolution (HERITAGE) in the Magellanic Clouds ».

Dans le même temps, j’ai mené une activité de recherche en dehors du « monde Herschel ». En particulier, j’ai collaboré avec R. Rampazzo et A. Bressan de l’Observatoire astronomique de Padoue sur un projet visant à l’étude des galaxies de type précoce à l’aide du télescope spatial Spitzer. Dans ce projet, nous avons pu, pour la première fois, d’observer l’émission de la poussière circumstellaire autour d’étoiles AGB dans galaxies de type précoce proches. Cette émission a été proposé par notre collaboration comme un moyen de briser la dégénérescence âge-métallicité de galaxies de type précoce. Les données de Spitzer nous ont également permis de mettre en évidence que les galaxies de type précoce ne sont pas seulement des systèmes « rouge et morts », mais qu’ils ont assez souvent une certaine activité. Nous avons également proposé un scénario évolutif pour expliquer les différentes classes de spectres IR comme différentes activités induites par des épisodes d’accrétion mineurs.

J’ai rejoint le laboratoire GEPI comme Ingénieur de Recherche du CNRS pour travailler dans le groupe de la CU6 GAIA (chargé du traitement des données du RVS). Durant ces 9 années passées à travailler pour la mission Herschel, j’ai construit une solide expérience en développement Java, dans les procédures de contrôle de la qualité, la gestion de projets logiciels grandes et géographiquement distribuée, le traitement des données, et dans l’organisation du segment sol de missions spatiales. Je suis vraiment heureux d’apporter mon expérience à cette mission très excitant et stimulant, en particulier dans cette période critique qui est l’année de lancement !

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