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Nouveaux arrivants dans l’équipe Physique stellaire et galactique

Depuis l’automne 2015, de nouvelles personnes sont venues intégrer l’équipe de Physique stellaire et Galactique au GEPI. Ils sont thésitifs, chercheurs en position post-doctorale ou ingénieur CDD, et se présentent à tour de rôle dans cet article. Sur la photo de groupe apparaissent de gauche à droite Francesca Fragkoudi, Camilla Danielski, Letizia Capitanio, Meriem El-Yajouri et Guillaume Plum.

 Letizia Capitanio

Je suis Letizia, encore une italienne au GEPI... Je me suis passionnée pour la physique seulement en dernière année du lycée, après avoir goûté au charme du théâtre, de la poésie et de la littérature. C’est l’idée de se poser des questions et d’y répondre avec méthodologie qui m’a conquise, la promesse que l’on peut trouver une solution, qu’il existe une vérité. Évidemment, cinq ans d’étude plus tard, on réalise qu’il n’y a pas toujours une réponse, et que s’il y en a elles sont de toute façon modestes face à l’immensité de notre Univers.

J’ai obtenu ma Licence et mon Master à Trieste, où j’ai pu apprendre la physique générale et en particulier pendant le Master j’ai suivi un parcours d’Astrophysique et Cosmologie. Mon sujet de mémoire de Master portait sur le Soleil : notre étoile est déjà tout à fait facile a comprendre. Quand j’ai terminé mon Master, en novembre 2014, je suis arrivée à Paris, portée par tous les livres que j’ai lus et tous les films que j’ai vus, comme beaucoup de filles trop romantiques. J’ai vécu une expérience comme fille au pair à Triel sur Seine, dans les Yvelines, pour apprendre la langue française et chercher un sujet de thèse à l’Observatoire de Paris. Pour ma thèse, je travaille sur le milieu interstellaire de notre Galaxie. Avec ma directrice Rosine Lallement, nous analysons des observations de plusieurs programmes et nous nous préparons pour les données Gaia. Le but ? établir une cartographie du milieu interstellaire la plus précise possible.

 Camilla Danielski

Je suis née à Vérone (Italie), et après un baccalauréat scientifique j’ai décidé de poursuivre un de mes rêves et je me suis inscrite à l’Université de Padoue pour étudier l’astronomie. Mon mémoire de licence a été axé sur l’étude des performances attendues de la mission ESA « PLAnetary Transit and Oscillation of star » (PLATO). Cela m’a tellement plu que j’ai choisi de me spécialiser sur la détection et la caractérisation des exoplanètes. Par conséquent, je suis allée à l’University College de Londres (Royaume-Uni) où j’ai passé ma maîtrise et mon doctorat en astrophysique. Durant ma thèse je me suis spécialisée dans l’étude des exoplanètes, en particulier du point de vue observationnel. J’ai gagné une solide expérience dans la réduction de données observationnelles (à la fois du sol et de l’espace), l’analyse spectrale, les simulations de Monte Carlo et les méthodes statistiques.

Après ma thèse je suis allée à Paris pour travailler à l’Institut d’Astrophysique Spatiale d’Orsay et le Service d’Astrophysique du CEA. Pendant la partie de mon postdoc à l’IAS, j’ai travaillé à une meilleure compréhension des manifestations de la variabilité stellaire induite par l’activité sur une large gamme spectrale en étudiant les corrélations photométriques à différentes longueurs d’onde. Cette étude a été menée dans le cadre des futures missions spatiales programmées pour étudier les atmosphères exoplanètaires telles que JWST, EChO et maintenant ARIEL (candidat à la Mission ESA M4). Au CEA je me suis concentrée sur l’analyse des performances de l’instrument JWST / Mid-Infrared (MIRI), et sur l’étude des contraintes sur les paramètres planétaires que nous pouvons obtenir avec les observations du coronographe MIRI.

À la fin de mon postdoc, j’ai reçu la bourse CNES pour travailler sur la mission spatiale GAIA dans le domaine des exoplanètes. Je suis maintenant heureuse de travailler au GEPI sur la réduction de l’incertitude sur les données exoplanétaires en créant une carte d’extinction 3D sur la totalité du ciel (nécessaire pour exploiter les données GAIA), et par le recalibrage de la relation de la luminosité de surface pour estimer de manière robuste les rayons des étoiles sur la séquence principale.

 Francesca Fragkoudi

Je suis arrivée au GEPI comme chercheur postdoctoral en janvier 2016. Je suis née et j’ai grandi à Chypre. À 18 ans, j’ai fui la vie insulaire pour étudier la physique à l’Université de Bristol (Royaume-Uni). Au moment de mon diplôme, j’ai décidé que l’astrophysique était la voie à suivre (et que je devais quitter la froide et grise Angleterre), alors je suis allée à Barcelone pour faire un master en astrophysique et cosmologie.

Après avoir terminé mes travaux de master sur le bispectre de la matière sombre (sous la supervision de Licia Verde) et avoir pris du temps pour voyager à travers l’Amérique du Sud, j’ai commencé mon doctorat au Laboratoire d’Astrophysique de Marseille. Là, j’ai étudié la dynamique des galaxies barrées, sous la supervision de Lia Athanassoula. J’ai terminé mon doctorat à la fin octobre 2015, après avoir travaillé sur les bulbes boxy/peanut, leur effet sur les orbites et les flux de gaz dans les galaxies, ainsi que le contenu de la matière noire des galaxies, tout en visant à toujours connecter les processus à petites et grandes échelles. Après un bref passage en Amérique du Sud pour faire de la vulgarisation en astronomie (si vous souhaitez en savoir plus à ce sujet, consulter le projet de GalileoMobile « Constellation »), je suis arrivée au GEPI, prête à appliquer mes connaissances de la dynamique galactique à notre propre Voie Lactée.

Au cours de mes deux années ici, je vais travailler avec Paola Di Matteo et Misha Haywood afin de créer des modèles de la Voie Lactée à comparer avec des données Gaia bientôt disponibles. Si vous souhaitez en savoir plus sur mes recherches, n’hésitez pas à visiter ma page web personnelle : www.francescafragkoudi.com

 Guillaume Plum

D’aussi loin que je me souvienne (et même avant selon la légende), j’ai toujours regardé le ciel. Dès que j’ai eu les bases en physique, au lycée, j’ai commencé à les appliquer pour essayer de comprendre comment fonctionnent le système solaire, les étoiles, les galaxies… Je me suis donc tourné vers une licence de physique fondamentale à l’université Pierre et Marie Curie (UPMC). Après une première année de master à l’UPMC, je suis arrivé dans le Master de l’Observatoire de Paris-Meudon, dans le parcours dynamique des systèmes gravitationnels. J’ai ensuite enchaîné sur une thèse portant sur l’étude des trois instabilités gravitationnelles (le manuscrit peut être trouvé ici : https://github.com/ElricleNecro/The...).

Je travaille maintenant comme ingénieur de recherche sur la mission Gaia, dans la CU6. Je m’occupe en ce moment de l’intégration de nouveaux modules dans la chaîne d’analyse.

 Stefania Salvadori

Je suis née dans une petite ville à 30 km de Florence, en Italie. Cependant, cela fait longtemps que je suis partie de ma ville natale. La première étape de mon voyage scientifique et géographique fut Florence, où j’ai étudié la physique. Pendant mon cursus universitaire, j’ai passé une période à Madrid, grâce au projet Erasmus, afin d’étudier la cosmologie, l’astronomie d’observation, et la physique Astro-particules. Après mes études, je suis allée au Nord-Est de l’Italie pour un doctorat en astrophysique théorique et la cosmologie à l’École internationale d’études avancées de Trieste (SISSA / ISAS). Durant ma thèse, dirigée par Andrea Ferrara, j’ai développé des modèles cosmologiques pour étudier la formation des premières étoiles et contraindre leurs propriétés en utilisant des observations d’étoiles les plus pauvres en métaux du Groupe Local.

Après ma thèse je suis allée à l’Institut Kapteyn à Groningen, aux Pays-Bas, où j’ai passé six années comme Fellow NOVA et VENI. Au cours de mon expérience post-doctorale, j’ai étendu ma recherche vers des objets plus éloignés explorant les liens entre les champs cosmologiques proches et lointains. J’ai étudié les liens entre les progéniteurs des galaxies naines actuelles et des systèmes Damped Lyman Alpha (DLA) plus éloignés, la contribution des petites galaxies naines sur l’enrichissement en métaux et la réionisation du Groupe Local, et la possibilité de former par effondrement direct des trous noirs en leur centre. Tout en collaborant avec Eline Tolstoï et son groupe, j’ai commencé à être impliquée dans des campagnes d’observation pour étudier l’abondance chimique d’étoiles pauvres en métaux dans les galaxies naines voisines, et mon intérêt pour la compréhension des premières phases de l’évolution chimique s’est intensifié.

À l’heure actuelle, je m’intéresse à étudier l’empreinte chimique que les premières étoiles auraient laissée dans l’univers local et à comprendre quelles sont les stratégies qui pourraient permettre d’observer leurs signatures cachées. C’est pour cette raison que j’ai rejoint le laboratoire GEPI avec une bourse du Conseil Scientifique de l’Observatoire. Mon projet vise à compléter le groupe mené par Piercarlo Bonifacio avec mon expertise cosmologique à faire des prédictions testables et à attraper les fossiles vivants des premières étoiles. Notre objectif final est de contraindre la fonction de masse initiale primordiale en comparant les prédictions du modèle et les données qui peuvent être obtenues en utilisant à la fois l’instrumentation actuelle avec les spectrographes à venir (par exemple WEAVE) et les télescopes de la génération future (par exemple MOSAIC sur le E-ELT). Très récemment, je reçu une bourse Marie Curie, qui me permet de prolonger mon séjour au GEPI pour deux années supplémentaires. Je souhaite, durant cette période, avoir la possibilité d’interagir avec beaucoup d’entre vous et développer de nouvelles collaborations sur le vaste sujet de la formation des galaxies et de l’évolution !