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Nouvel article

Pour étudier la formation des galaxies et leur évolution sur la totalité de l’histoire de l’Univers, depuis notre Voie Lactée jusqu’à l’époque de la ré-ionisation à des décalages vers le rouge supérieurs à 8, un important multiplex et une large couverture spectrale comme le propose l’instrument MOONS est nécessaire. Grâce à sa haute résolution spectrale, les astronomes pourront étudier les abondances chimiques des étoiles de notre galaxie et apporter le nécessaire suivi sol de la mission spatiale Gaia. Le multiplex important combiné à la nécessité d’observer dans le proche infrarouge implique l’utilisation d’environ 1000 fibres réparties sur le champ de vue du VLT et un spectrographe fonctionnant à une température cryogénique. Le GEPI a la responsabilité des lots de travail « Fibres » et « Mécanique du spectrographe », décris ci-après.

Les fibres permettent le transport de la lumière depuis la plaque focale jusqu’aux deux spectrographes. En entrée, le couplage des fibres avec une microlentille permet la conversion du faisceau provenant du télescope de F/15 en F/3.65. Ce changement d’ouverture de faisceau permet de minimiser l’ouverture en sortie. Avec une injection à F/3.65, on obtient une ouverture en sortie de fibres à F/3.5, soit des pertes en transmission de l’ordre de 2.5%. L’ouverture sur le ciel des fibres est de 1 arcsec, ce qui correspond à un diamètre de cœur de fibre de 150µm. Durant les phases préliminaires, selon les fibres Polymicro ont été étudiées car elles sont très utilisées dans de nombreux instruments dans le domaine de l’astronomie. A la sortie, les 16 fibres sont groupées dans des sous-fentes qui ensuite alignées forment la fente d’entrée du spectrographe. Les fibres à l’intérieur du spectrographe sont maintenues dans un environnement cryogénique.