GEPI

De la conception instrumentale
à l’exploitation des observables
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Le projet WEAVE

Le projet WEAVE est un instrument dédié à l’observation, depuis le sol, du plus grand nombre d’étoile afin d’effectuer le suivi sol de la mission spatiale Gaia. Il s’agit d’acquérir des données complémentaires à celles que Gaia collectera afin de constituer le plus grand catalogue d’étoile jamais élaboré : 1 milliard !
Cet instrument sera installé en 2019 sur le WHT (William Herschel Telescope) aux Iles Canaries afin de bénéficier des conditions d’observation très favorables du site. Les caractéristiques de ce télescope font que l’instrument se situera à 40m du plan focal, l’endroit où le ciel est imagé par le télescope. Transporter la lumière de sources lumineuses sur une aussi longue distance avec le minimum de perte représente un premier challenge. Le second défi est que pour assurer une collecte d’information suffisamment rapide pour être compatible avec Gaia, le mode d’observation MOS de WEAVE doit être capable d’observer 1000 objets en même temps, soit 2000 fibres (une moitié observe pendant que l’autre moitié est configurée pour l’observation suivante). Outre ce mode, l’instrument dispose des modes d’observation mIFU et LIFU pour s’adapter à différents cas scientifiques.
Ce sont donc des milliers de fibres qui vont transporter la lumière scientifique et elles constituent, dans ce projet, le lot de travail dont le GEPI a la responsabilité.

Chacune de ces fibres est constituée en entrée d’un prisme muni d’une lentille pour injecter la lumière dans le coeur de la fibre (80 µm de diamètre). En sortie, les fibres sont arrangées par lots de 24 dans des slitlets, pièce mécanique destinée à faire en sorte que les fibres épousent la forme de la fente d’entrée du spectrographe de l’instrument. C’est donc un ensemble de 2000 prismes, d’environ 3000 fibres (pour une longueur totale de 120 km) et des dizaines de slitlets qui doivent être fabriqués selon les spécifications, caractérisés et assemblés. L’une des difficulté majeure est de conserver la traçabilité de ces milliers de pièces afin de pouvoir trier les bonnes des mauvaises pièces (le taux de déchet des fabrications est d’environ 30%).
La seconde difficulté est, d’une part, de caractériser les assemblages fibrés (le travail d’assemblage a-t-il été bien fait ?) et, d’autre part, de déterminer la performance de chacune des fibres. Compte tenu du nombre de fibre à analyser et afin d’avoir des résultats reproductibles, un banc automatique de test, unique au monde, a été mis en place.
Le projet WEAVE est actuellement en phase de fabrication. Les premiers torons fibrés arrivent de chez le sous-traitant et le GEPI est en plein dans la caractérisation des milliers de pièces qui constituent le gigantesque puzzle des liens fibrés.


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