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Atelier Gaia - traitements spectroscopiques

Le GEPI a accueilli, du 14 au 16 juin 2010, la réunion bi-annuelle de l’équipe chargée de la préparation des traitements spectroscopiques des données Gaia.

Notre laboratoire y joue un rôle moteur : la coordination de cette équipe (comptant 45 membres actifs répartis à travers 5 pays européens et 12 instituts) est assumée par David Katz, assisté de Frédéric Meynadier, membres de l’équipe « Physique Stellaire et Galactique ». Plusieurs autres personnels de cette équipe du GEPI sont fortement impliqués dans cet effort : Yves Viala est responsable de la partie « détermination des vitesses radiales », tandis que Céline Delle Luche travaille sur les différents logiciels qui la composent. Françoise Crifo établit la liste des étoiles standard de vitesses radiales qui sera utilisée par Gaia (mais qui sera également utile aux observations au sol). Frédéric Royer calcule les masques spectraux permettant de réaliser ces mesures. Paola Sartoretti assure la liaison avec les logiciels de simulation qu’elle contribue à développer.

L’IMCCE (Daniel Hestroffer, Pedro David) est également impliqué, à travers les astéroïdes qui fourniront des possibilités de calibration de l’instrument.

Le principal co-responsable de cet chaîne de traitement est le laboratoire anglais MSSL (Mullard Space Science Laboratory) et nous collaborons avec des équipes de Montpellier, Nice, Bruxelles, Liège, Anvers, Genève, Potsdam... Le CNES est responsable de la mise en œuvre des codes développés et abritera les serveurs durant la phase opérationnelle.

Le développement des codes destinés à traiter les données de Gaia (lancement prévu en 2012) est organisé en cycle de 6 mois, au terme desquels chaque équipe formant le DPAC (Data Processing and Analysis Consortium) se réunit pour faire le point sur l’avancement des travaux et définir les orientations à prendre durant les cycles suivants. L’objectif est d’arriver, avant le lancement, à une chaîne de traitement complète, capable de construire le catalogue Gaia au fur et à mesure que les données télémétriques nous proviendront du satellite. L’unité de coordination (CU) 6 est dévolue au traitement des données provenant de l’instrument RVS (Radial Velocity Spectrometer), destiné à mesurer la vitesse radiale des sources observées par Gaia et déterminer leurs paramètres atmosphériques.

La réunion de ce mois de juin marquait le début du 9e cycle de développement. Plusieurs étapes majeures ont été franchies au cours du cycle précédent, comme par exemple le premier assemblage des chaînes de traitement, dans l’optique des prochains tests « End-to-end » qui permettront de valider la transmission de données entre les logiciels développés par les différentes équipes. Nous sommes également dans la période où les instruments deviennent réalité, avec la construction des « modèles de vol » des différents composants et leur assemblage par Astrium. Les performances se figent et notre connaissance de celles-ci s’affinent. De nombreux développements ont été (et seront !) nécessaires pour prendre en compte ces paramètres dans la calibration des données.

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