Accueil du site > Actualités > Nouvelles chercheuses postdoctorales au

Nouvelles chercheuses postdoctorales au GEPI

Depuis le début 2014, deux nouvelles chercheuses postdoctorales sont venues rejoindre le GEPI. Toutes deux originaires d’Espagne, l’une, Begoña Ascaso, travaille avec GRACE (équipe Grandes Structures Cosmologie et Environnement) et l’autre, Ana Monreal-Ibero, avec STILISM (projet ANR Structure du Milieu Interstellaire Local par Inversion) dans l’équipe Physique Stellaire et Galactique. Chacune d’elles présente son parcours.

 Begoña Ascaso

J’ai grandi dans une petite ville d’Espagne, près des Pyrénées, où le ciel est très clair. C’est probablement le déclic qui m’a donné envie de devenir une astronome, dès l’âge de 7 ans. J’ai étudié les mathématiques à l’Universitat Politècnica de Catalunya à Barcelone (Espagne), puis j’ai déménagé à Grenade pour débuter ma thèse à l’IAA (Instituto de Astrofísica de Andalucía) sur l’évolution des galaxies dans les amas de galaxies. Pendant ma thèse, j’ai eu la chance de passer deux mois à l’Observatoire de Paris, et j’ai adoré cette expérience.

Après ma thèse, je suis allée à l’University of California Davis, pour mon premier postdoc, où j’ai travaillé, de 2008 à 2011, avec le groupe du Deep Lens Survey (DLS) sur un algorithme de détection des amas de galaxies dans l’optique. Plus tard je suis revenue à l’IAA à Grenade pour un second postdoc, pour travailler sur les amas de galaxies dans le survey ALHAMBRA (Advance Large Homogeneous Area Medium Band Redshift Astronomical survey) et le J-PAS (Javalambra-PAU Astrophysical Survey).

Depuis janvier 2014, je suis postdoc à l’Observatoire de Paris. Ma tâche principale consiste à développer des simulations cosmologiques avec des redshifts photométriques réalistes pour simuler les surveys de prochaine génération tels qu’Euclid et J-PAS, et les utiliser pour prédire avec précision les fonctions de sélection des amas et fournir des contraintes cosmologiques.

 Ana Monreal-Ibero

Originaire de Pampelune, j’ai eu le plaisir de faire mes études à Ténérife (Îles Canaries), un des meilleurs endroits au monde pour observer le ciel étoilé et un lieu paradisiaque pour profiter de la nature, de la mer et de la montagne. Après ma thèse à l’IAC (Instituto de Astrofísica de Canarias), j’ai déménagé à Potsdam, une ville pleine de palais, de parcs et de lacs. Là j’ai fait un postdoc à l’AIP (Leibniz-Institut für Astrophysik Potsdam) dans le groupe de spectroscopie 3D, dirigé par Martin Roth. Puis j’ai bougé un peu plus en Europe pour travailler à l’ESO à Garching bei München et à l’IAA (Instituto de Astrofísica de Andalucía) à Grenade. On peut dire que j’ai été gâtée au niveau des endroits où j’ai vécu.

Côté science, ma recherche se focalise sur la formation et l’évolution des galaxies. Je suis plus particulièrement intéressée à comprendre comment l’évolution des étoiles (massives) affecte les milieux interstellaire et intergalactique et quelles sont les implications pour l’évolution des galaxies. Mon expérience concerne en grande partie l’étude des galaxies à fort taux de formation d’étoiles dans l’Univers local.

L’été dernier, j’ai appris ma sélection pour travailler dans le projet STILISM, mené par Rosine Lallement. Après l’Espagne et l’Allemagne, le moment était venu pour découvrir la vie et les coutumes d’un nouveau pays. Depuis mon arrivée et après mes premières impressions, je suis enthousiasmée par la perspective de travailler ici. Il est difficile de rencontrer de meilleures conditions de travail. Et pour la première fois de ma carrière, je vais étudier notre propre Galaxie !

À lire Également