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Nouveaux visages au GEPI

Depuis les derniers mois, de nouveaux visages ont fait leur apparition au GEPI : doctorants, postdoc, permanents. Ils rejoignent l’équipe administrative, le Pôle Instrumentale ou l’équipe « Physique Stelleaire et Galactique » du Pôle Scientifique. Steve Boudreault, Anaëlle Hallé, Ingrid Jean-Baptiste, Patricia Maillot, Nicolas Pécriaux et Laura Ruiz-Dern se présentent à tour de rôle dans cet article.

 Steve Boudreault

Je suis impliqué dans le projet Gaia à l’Observatoire de Paris, site de Meudon, et je travaille dans le groupe FP7 Genius et la CU9 pour la validation des données scientifiques de Gaia.

Après un diplôme en physique de l’Université Laval à Québec et un diplôme de maîtrise à l’Université de Montréal, à Montréal (Canada), j’ ai déménagé à Heidelberg (Allemagne) où j’ai obtenu mon doctorat en 2008 à Ruprecht Karl Université de Heidelberg avec une thèse sur la formation des naines brunes.

Après une courte période à l’Université de Stony Brook comme astronome visiteur, j’ai rejoint l’équipe Gaia au Mullard Space Science Laboratory en tant que scientifique Gaia au Mullard Space Science Laboratory dans le CU6 (traitement spectroscopique). Ma tâche principale était de travailler sur la calibration des bias non-uniformity qui aura une incidence sur le spectromètre et le photomètre de Gaia.

Avant de rejoindre l’Observatoire de Paris, j’étais chercheur post-doctoral à l’Institut d’Astrophysique des Canaries à Tenerife.

Mes intérêts astronomiques sont les naines brunes, les amas ouverts, les fonctions de masses stellaires et sous-stellaires, la photométrie optique / infrarouge proche, et la spectroscopie.

 Anaëlle Hallé

Je commence une année d’ATER pour travailler sur les disques externes des galaxies spirales avec Paola Di Matteo et Misha Haywood. Après des études avec une dominante de physique aux classes préparatoires du lycée Brizeux à Quimper puis à l’ENS de Paris, je me suis orientée vers l’astrophysique en faisant le M2 de l’Observatoire de Paris. J’ai soutenu ma thèse dirigée par Françoise Combes et portant sur l’hydrogène moléculaire dans les simulations numériques de galaxies spirales en mai 2013.

 Ingrid Jean-Baptiste

« Pourquoi les étoiles ont-elles des couleurs différentes ? » Cette simple question que je me suis posée à l’âge de 15 ans a modifié l’avenir auquel je m’étais destinée. Et, de questions en questions, me voilà amenée a effectuer des études de physique à l’université Paris 7 Denis Diderot. J’ai donc achevé mon cursus par le Master 2, Astronomie, Astrophysique et Ingénierie Spatiale, proposé par l’Observatoire de Paris et je viens de commencer ma première année de doctorat au GEPI supervisé par Paola Di Matteo et Ana Gómez sur l’étude de l’accrétion des amas globulaires dans la Voie Lactée.

Comprendre la formation de notre Galaxie est l’un des plus grands challenges de l’astronomie moderne. Une des conséquences du scénario de formation hiérarchique des structures, où les galaxies, comme la Voie Lactée, se construisent par accrétion de galaxies plus petites, est que certains amas globulaires contenus dans les galaxies naines survivent même après la fusion de leurs galaxies hôtes avec un autre système. De ce fait, une fraction des amas globulaires du disque-bulbe et du halo de la Voie Lactée serait issue de galaxies satellites et s’ajouterait alors aux amas globulaires formés in situ. Ma thèse a donc pour objectif de reconstruire l’histoire d’accrétion de la Voie Lactée, d’une part, à travers des simulations N-corps à haute résolution pour expliquer l’évolution dynamique des captations d’amas globulaires de galaxies naines par notre Galaxie et d’autre part, en comparant les données observationnelles aux signatures issues des simulations afin de prédire la probabilité pour un amas d’avoir été accrété ou de s’être formé in situ.

 Patricia Maillot

Que pourrais-je bien raconter pour me présenter ? Commençons par le commencement : il y avait mon père, ma mère, mes frères et mes sœurs. Bon on arrête, parce qu’en réalité je suis l’aînée d’une fratrie de quatre filles donc pas de sœurs à mon arrivée sur terre un vendredi 20 juillet (attention date très importante à retenir : message subliminal). J’ai vécu mes trente premières années sur l’île de la Réunion où j’ai obtenu une licence en sciences de l’éducation en 2004. Je me destinais à devenir « instit » (je sais qu’on n’utilise plus ce terme mais j’aime bien) et puis j’ai eu l’opportunité de l’être mais hors système éducatif français et je me suis dit plus jamais ça. J’ai postulé à d’autres postes au niveau de l’île de la Réunion, malheureusement sans succès. Le ciel bleu, le soleil et la mer ne faisant pas tout, j’ai décidé en 2009 (le jour de mes 30 ans) de venir faire un petit tour dans la région IDF afin de trouver un travail stable. Quelques réservations plus tard, j’ai débarqué avec mes valises un 16 septembre 2009 et j’ai eu la chance depuis de ne pas avoir connu un seul jour de chômage mais aussi de réussir un concours du MESR en 2013. Depuis le 16 septembre 2013 je fais donc partie du GEPI en tant que gestionnaire. Et voilà comment je me suis présentée en quelques lignes : mon exercice est à présent terminé et ce n’était pas si difficile après tout.

 Nicolas Pécriaux

Je suis né et j’ai grandi en région parisienne. Je fais partie de cette catégorie de personnes qui préféraient dormir ou faire rire les autres durant les cours depuis le CP jusqu’à la terminal. Toujours plus près du radiateur que de la moyenne, j’ai tout de même obtenu mon BAC S en 2011-2012. Je suis maintenant en deuxième année d’IUT de Mesures Physiques à l’Université Paris-Est-Créteil, qui se caractérise par une formation pluridisciplinaire à la métrologie (de l’approche théorique à la pratique) dans la plupart des domaines de la physique : analyse harmonique et traitement du signal, électricité, électronique, mécanique, optique, thermique, matériaux...

J’ai décidé de réaliser cette deuxième année de DUT en alternance (par période de 1 mois durant 1 an) et si j’ai choisi de faire une demande spontanée à l’Observatoire de Paris, c’est en priorité pour l’intérêt particulier que je porte à l’étude de l’univers dans sa globalité.

Cette envie de comprendre l’univers et sa complexité a débuté très jeune, notamment grâce aux nombreux chefs-d’œuvres cinématographiques qui existent sur le sujet. Pour finir, j’aimerais citer ce cher Emmett Brown : « Marty, je n’ai pas inventé la machine à voyager dans le temps dans un but lucratif ! Mon but c’est d’élargir notre perception de l’humanité, d’où nous venons, où nous allons, les soubresauts et les péripéties, les périls et les promesses, peut-être même trouver une réponse à cette éternelle question : Pourquoi ? »

 Laura Ruiz-Dern

Trouver la passion de ma vie n’a été jamais évident pour moi. Au fil des années, personne n’a pu deviner quel serait mon chemin, et j’avais toujours de nombreuses options en tête. Mais je savais que trouver une réponse à tout, comprendre tout ce qui est autour de moi, relever de grands défis, constituait pour moi une source de grande motivation. À minuit la veille de décider quelles seraient mes études universitaires, j’ai simplement regardé le ciel faiblement étoilé depuis la fenêtre de ma chambre, et je me suis dit : « Je ne sais pas quel sera mon avenir, mais... je veux savoir ce qui se passe là-bas ! ». Et à la surprise de toute ma famille, amis, professeurs,... j’ai choisi la Physique, suivant les pas de mon père qui est également astrophysicien.

J’ai donc étudié à l’Universitat de Barcelona, ville où je suis née. La première année j’ai eu l’opportunité de suivre un cours d’Astronomie qui m’a ouvert les portes d’un chemin plus que passionnant. Mais le moment clé a été le cours inoubliable d’Astronomie Observationnelle en troisième année : j’ai eu le grand plaisir d’aborder l’astronomie d’une manière plus concrète, en analysant des données astronomiques de tous types, et en faisant des observations à l’Observatoire du Montsec (Lleida, Espagne) et à l’Observatoire de Calar Alto (Almería, Espagne). Et tout cela en compagnie de professeurs astronomes fantastiques, et surtout de collègues de travail géniaux : Sergi, Montse, et Dídac (devenus depuis lors de très bons amis), sans qui l’astronomie ne serait pas la même pour moi.

Après des cours d’astronomie lors d’un stage à la Katholieke Universiteit Leuven (Belgique), j’ai suivi le Master « Astrophysics, Particle Physics and Cosmology » à Barcelone, avec des professeurs magnifiques parmi lesquels se trouvent beaucoup de chercheurs de la mission Gaia. Une mission qui maintenant est aussi ma mission : depuis le 1er octobre 2013, j’ai l’honneur de faire partie l’équipe de la CU9 de Gaia (dirigée par Xavier Luri, de l’Universitat de Barcelona) en faisant ma thèse à l’Observatoire de Paris-Meudon sous la direction de Carine Babusiaux et Frédéric Arenou du GEPI. L’objectif de ma thèse est de développer des outils statistiques de validation qui vont permettre de préparer l’archive Gaia pour la future exploitation scientifique. J’espère pouvoir appliquer ces méthodes d’ici la fin de ma thèse sur les premières données réelles de Gaia, et pouvoir contribuer ainsi à la compréhension de ce petit morceau de l’Univers où nous habitons !