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Nouveaux arrivants au Pôle Scientifique

Depuis la fin l’année précédente, de nouveaux jeunes chercheurs (en thèse ou en postdoc) sont venus intégrer les différentes équipes du Pôle Scientifique. Chacun d’eux (Hadi Rahmani, Ilane Schroetter, Jean-Baptiste Vielfaure et ZengHua Zhang) se présente dans cet article.

Catherine Jacquard, nouvelle arrivante dans l’équipe administrative, est, elle, présentée dans l’article précédent.

 Hadi Rahmani (هادی رحمانی)

Je suis né dans la très jolie ville de Sari, au nord de l’Iran, près des rives de la mer Caspienne et j’y suis resté jusqu’à la fin de mes études secondaires. La ville est très connue pour ses orangers bordant les rues, répandant le parfum des fleurs d’oranger au printemps.

J’ai étudié la physique et j’ai très vite été intéressé par l’astronomie. Après mon master en astronomie, je suis allé faire une thèse à l’Inter-University Centre for Astronomy and Astrophysics, à l’université de Pune, dans l’est de l’Inde. Durant ma thèse, je me suis focalisé sur l’étude des raies d’absorption dans les quasars et la spectroscopie à haute résolution pour étudier la variation des constantes fondamentales. Après ma thèse, j’ai passé un an en postdoc à l’Institute for Research in Fundamental Physcis à Téhéran. J’ai par la suite effectué un second postdoc au LAM à Marseille où j’ai travaillé avec Céline Péroux de février 2015 à septembre 2017.

Maintenant, je suis un postdoc PSL au GEPI et je travaille en partie sur le projet MOSAIC avec François Hammer et Mathieu Puech. Mes intérêts scientifiques sont les suivants :

  • L’interaction entre le milieu circumgalactique et les galaxies,
  • la tomographie du milieu intergalactique,
  • la variation cosmologique des constantes fondamentales. En général, je travaille avec des données provenant des spectrographes du VLT (UVES/X-Shooter/MUSE).

Je suis toujours heureux de discuter de science ou d’autres sujets, aussi n’hésitez pas à frapper à ma porte (bureau n°157 aux Communs) pour initier une intéressante discussion !

 Ilane Schroetter

Né dans une petite ville à environ 60 kilomètres au nord de Lyon connue sous le nom de Bourg-en-Bresse, je me prénomme Ilane. Je suis arrivé au GEPI en octobre 2017 en temps que chercheur en CDD (postdoc). Passionné par l’astrophysique, et en particulier par les galaxies, j’ai passé ma licence de physique fondamentale à Lyon, après un détour par Grenoble auparavant. Je me suis ensuite expatrié à Toulouse afin de passer mon master en astrophysique que j’ai obtenu en 2013.

J’ai commencé à entreprendre une thèse à Toulouse sous la direction de Nicolas Bouché et de Thierry Contini sur la caractérisation des vents galactiques grâce à des quasars en arrière plan et en utilisant la spectroscopie 3D (utilisant principalement les instruments SINFONI, UVES et MUSE, tous trois situés sur le VLT au Chili).

Le début de ma thèse fut aussi pour moi le début de la vulgarisation scientifique avec mon intégration dans l’équipe d’organisation du festival Astro-Jeunes qui se tient tous les ans en août à Fleurance (dans le Gers) et accueille plus de 150 enfants par jour sur toute une semaine. S’ensuivit la création des associations Universciel (organisation du festival astro-jeunes et interventions de vulgarisation scientifique dans les écoles et villes de France) et Astrojeunes (qui organise des interventions de vulgarisation dans le monde entier mais n’organise pas le festival astro-jeunes, oui je sais, c’est étrange) avec lesquelles je continue de travailler.

Après ma soutenance de thèse en janvier 2017, j’ai continué mes recherches sur les vents galactiques. J’applique mon expertise des données MUSE sur des galaxies plus lointaines (redshift > 3) depuis octobre 2017, date à laquelle j’ai commencé un postdoc de deux ans avec Susanna Vergani au GEPI.

 Jean-Baptiste Vielfaure

Émerveillé depuis toujours par notre Univers, j’ai su très tôt que le meilleur moyen de le comprendre était d’étudier l’astrophysique. Originaire de l’Ardèche, j’ai suivi un parcours universitaire en physique fondamentale et astrophysique à Toulouse. J’ai alors commencé à m’intéresser à la partie observationnelle de cette discipline et aux galaxies lointaines à l’origine de l’Univers actuel.

Je suis arrivé au GEPI lors de mon stage de master 2 que j’ai fait avec Susanna Vergani sur l’étude des galaxies hôtes de sursauts-gamma à grand décalage spectral. Dans la continuité de ce stage, j’ai commencé ma thèse en octobre 2017 sur ce même sujet. Ce projet permettra de mieux caractériser ce type de galaxies et leur environnement, souvent oubliées des grands surveys car trop peu brillantes.

Mon bureau est le 161 au bâtiment des Communs, n’hésitez pas à y passer, ma porte est toujours ouverte pour une discussion que ce soit en astro ou autre. Je suis notamment intéressé par l’art (particulièrement la peinture) et le sport (randonnée, escalade ...).

 ZengHua Zhang (张曾华)

Je suis né et j’ai grandi à Tai’an, dans la province du Shandong en Chine. J’ai étudié la physique à l’université de Yantai. J’ai ensuite commencé mon master en physique stellaire à l’observatoire astronomique du Yunnan de l’Académie des Sciences Chinoise, du fait de ma curiosité envers le ciel constellé.

Par la suite, ce sont les naines brunes qui m’ont fasciné : une nouvelle population d’objets substellaires, émettant principalement dans l’infrarouge et invisibles à l’œil nu. J’ai donc poursuivi mes études en effectuant une thèse à l’Université de Hertfordshire (Royaume-Uni) en m’intéressant aux étoiles de faible masse, sous-métalliques et vieilles, ainsi qu’aux naines brunes. Après ma thèse, j’ai obtenu une bourse pour rejoindre le groupe de l’Institut d’Astrophysique des Canaries travaillant sur les naines brunes : là où une des premières naines brunes (Teide 1) fut découverte en 1995.

Je suis arrivé au GEPI à l’Observatoire de Paris en tant que postdoc PSL en 2017. Je travaille maintenant dans l’équipe de Physique Stellaire et Galactique sur les systèmes binaires composés à la fois d’étoiles et de naines brunes. Nous allons utiliser les catalogues Gaia et VISTA pour identifier de tels systèmes et s’en servir pour caractériser les naines brunes et calibrer les modèles d’atmosphères très froids et les modèles d’évolution substellaire.

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